DE L’AFRIQUE À L’EUROPE : INVESTISSEMENT DE GARANTIE DANS LES INFRASTRUCTURES D’EXPORTATION DE GAZ.
- EITI GUINEA ECUATORIAL

- 31 may 2024
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SOURCE : Capital énergétique et électricité
La position de l'Union européenne sur le gaz a longtemps été schizophrène, apparemment motivée davantage par des considérations géopolitiques et géoéconomiques que par des préoccupations climatiques.
Préparatoire La course actuelle au gaz a fait sourciller plusieurs observateurs, notamment dans les pays où la consommation intérieure de cette ressource produite localement est élevée. Certains craignent que les accords d’exportation puissent conduire à un détournement du gaz consommé localement vers l’étranger, plongeant à court terme les populations locales dans la précarité énergétique pour assurer la consommation de l’UE. Mais il y a aussi des questions à long terme. Bien que certains des accords annoncés aient été présentés comme des infrastructures prêtes à l'hydrogène vert, que certains considèrent comme une voie vers la décarbonation, de nombreuses inconnues demeurent quant à la longévité de l'intérêt de l'UE pour le gaz et aux risques que cela pourrait poser pour les économies africaines. Cette question fait l’objet de débats passionnés dans les pays africains exportateurs de gaz, l’UE ayant récemment envoyé des signaux mitigés. Le changement de cap de la politique énergétique de l'UE génère de l'incertitude pour toutes les parties concernées. Le REPower EU récemment annoncé (le plan de l'UE visant à réduire la dépendance aux combustibles fossiles russes et à accélérer la transition écologique) a été salué par les optimistes comme un engagement en faveur de l'augmentation des énergies renouvelables. Mais des doutes subsistent quant aux ressources financières qui soutiennent les investissements de ce plan, ce qui remet en question sa viabilité et la véritable intention qui le sous-tend. La stratégie visant à sécuriser d’autres sources d’approvisionnement en gaz (basée sur les efforts déployés par les différents États membres de l’UE et leurs multinationales respectives) est sans doute plus claire que la manière dont l’Union financera ses entreprises d’énergies renouvelables.

